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> LA CRÈCHE I ÉCHOS DE LA FABRIQUE I OLIVIER MASSON DOIT-IL MOURIR ? <

Actions culturelles La Crèche

La Crèche évoque des débats particulièrement sensibles aujourd'hui. La pièce vise à les déminer plus qu'à les envenimer, tout en prenant une position qui n'est pas réductible, dans l'affaire qui nous occupe, au choix d'un camp.

En plus de la pièce, François Hien a écrit un essai, Retour à Baby-Loup, Contribution à une désescalade, qui est un outil opérant pour organiser des rencontres et des ateliers en marge des représentations, ce qui est systématiquement proposé aux structures qui nous accueillent. Ainsi, à Saint-Fons, à Saint-Genis-Laval ou à Saint-Étienne, François Hien a régulièrement animé des ateliers, soit en centre social, soit dans des lycées, des associations, des épiceries solidaires, des médiathèques...

Ces rencontres peuvent avoir lieu avant et servir à lever d'éventuels malentendus sur la pièce, et ainsi permettre à des spectateurs qui n'en avaient pas envie d'oser y aller. Elles peuvent aussi avoir lieu après, car bien des spectateurs éprouvent l'envie de discuter de la pièce après l'avoir vue. Ce sont ces ateliers, en général, qui sont les plus riches et les plus longs.

Nous demandons toujours aux structures accueillant la crèche de bien vouloir mettre à disposition des centres sociaux un contingent de places à bas prix, à destination des personnes croisées lors de ces rencontres. La réussite d'une représentation de La Crèche dépend en partie de la nature composite du public ; ce travail de rencontre n'est pas secondaire pour nous. Dans notre dispositif bi-frontal, le public se voit ; il constate sa diversité. Cela lui fait réagir différemment. Cela nous fait jouer différemment. Être une assemblée hétérogène fait partie de l'expérience, et nous travaillons en amont pour l'obtenir.

 

 

 

Actions culturelles Échos de la Fabrique

 

Ce projet se conçoit dès le départ comme nourri d'ateliers et de rencontres. La pièce ne s'élabore qu'à la faveur d'un processus très large, comprenant des temps d'ateliers, des conférences et des journées collectives à l'Opéra auxquelles tous les participants des ateliers peuvent se joindre afin de rejoindre le projet.

Un des objectifs du projet, sur les deux ans, est d'amener au plateau un grand nombre d'amateurs, que nous aurons rencontrés lors des ateliers menés pendant le processus, et qui auront eu envie de continuer à compagnonner avec nous.

 

Dans ce cadre, nous organisons des ateliers très divers. François Hien intervient un ou deux jours dans chacun de ces ateliers, qui sont par ailleurs toujours menés par l'un.e ou l'autre des comédien.ne.s du projet.

    • atelier de 4 jours avec des personnes en apprentissage du français dans le but d'une réinsertion, à Saint-Fons, mené par Kathleen Dol.

    • Atelier de 8 jours avec des personnes en réinsertion professionnelle à Givors, mené par Géraldine Favre.

    • Atelier de 6 jours avec des Gilets Jaunes et les habitants d'un squatt politique, à Villeurbanne, mené par Flora Souchier et Sarah Kristian.

    • Atelier de 4 jours mené au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier avec des travailleurs prisonniers, mené par François Hien.

    • Atelier de 5 jours avec des jeunes en apprentissage, dans le cadre du dispositif de la « Classe Départ », en lien avec la MJC Mermoz et le théâtre du grabuge, mené par Clémentine Desgranges et Jérôme Cochet.

    • Atelier de 5 jours avec les élèves du lycée professionnel des Canuts, à Vénissieux, mené par Jérôme Cochet.

    • Interventions sur plusieurs soirées auprès de dirigeants d'entreprise et de managers, menées par Géraldine Favre et Martin Sève.